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La Relève Septembre-Octobre : édito

Pour beaucoup la rentrée est vécue comme un retour à une routine quotidienne et à la gestion de nouvelles galères. Cette rentrée 2017 n’échappe pas à cette règle, d’autant plus qu’elle s’effectue dans des conditions qui annoncent une nouvelle et nette dégradation des conditions de travail, de vie et d’étude.

En effet, le gouvernement Édouard Philippe poursuit la plus grande offensive réactionnaire contre le monde du travail. La loi Travail de Muriel Pénicaud, la baisse des APL, la sélection d’entrée à l’université pour la rentrée 2018, l’autonomie accrue des établissements scolaires, le renforcement de l’État d’urgence et son inscription définitive dans la loi sont des mesures réactionnaires qui menacent l’ensemble de la population, la jeunesse en première ligne. Pour la rentrée, Emmanuel Macron a eu des devoirs de vacances, sauf qu’ils ont été à faire dans le seul but de répondre aux intérêts et volontés du grand patronat. Ceci pour casser les salaires et le code du travail, pour au final maximiser les profits. Ces devoirs de vacances sont dans la lignée directe de ses prédécesseurs, si ce n’est que le début d’une politique purement et ouvertement réactionnaire, une politique d’extrême-droite qui ne se soucie plus des rapports de force dans la société.

Ni Emmanuel Macron, ni Édouard Philippe et son gouvernement, ni le grand patronat, n’abandonneront sans une contre-offensive de grande ampleur de la part des travailleurs et de la jeunesse qui a un rôle déterminant à jouer. En effet, la jeunesse représente l’avenir et c’est la raison pour laquelle elle doit prendre une part active dans les luttes contre Macron et son gouvernement, contre la classe bourgeoise et contre le capitalisme, système obsolète qui crée la précarité, le chômage, le recul social, la crise environnementale et la menace d’une guerre générale. La contre-offensive doit donc être générale, orientée contre un système pourrissant.

Une politique vraiment progressiste et démocratique, répondant aux intérêts de la majorité – les travailleurs – et non plus aux intérêts d’une minorité – la bourgeoisie – est possible. La France dispose de toutes les ressources pour la mettre en œuvre. Cette politique est réalisable uniquement dans une société différente, fondée sur la propriété collective des moyens de production et d’échange, fondée sur la satisfaction des besoins de l’ensemble de la société : le socialisme.

En cette année 2017 il faut rappeler qu’il y a 100, en Russie, les travailleurs ont réussi à abattre le capitalisme pour construire une nouvelle société. Ce fut une rupture politique sans précédent, qui a donné une impulsion nouvelle au mouvement ouvrier et donné un exemple de lutte pour les travailleurs dans le monde entier. En Union Soviétique, la satisfaction des besoins de la population s’est réalisée autour des principes de santé et éducation gratuites, ainsi que des logements et transports à bas prix. Tout ceci a été obtenu que par une lutte sans relâche contre la bourgeoisie, dès le moment où les travailleurs en Russie ont posé la perspective de rupture politique en s’organisant en Parti Communiste.

Cette rupture politique avec le capitalisme pour la construction du socialisme, c’est le combat du Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) et de sa jeunesse, l’Union de la Jeunesse Communiste (UJC). Seul un combat contre le capitalisme et pour une autre société permettra un recul de la bourgeoisie et la satisfaction à long terme de nos besoins, à savoir la santé, le logement, les transports, l’éducation, etc.