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La Relève Mars-Avril : édito

L’attaque frontale du gouvernement Macron contre les conquêtes sociales n’épargne personne. Travailleurs, retraités, chômeurs, étudiants : tout le monde passe à la caisse. Ainsi, 2018 s’annonce être une année de luttes intenses pour l’ensemble de la société. Les récentes mobilisations et occupations des universités et des lycées, les grèves des cheminots et des autres secteurs (grande distribution, propreté, santé, Air-France, etc.) montrent qu’il y a des résistances. Contrairement à ce que peuvent dire l’ensemble des médias, il n’y a pas de passivité et le mouvement qui s’organise autour des cheminots et des étudiants peut prendre de l’ampleur et faire reculer le gouvernement.

Pour tenter de briser toute velléité de s’organiser, résister et exprimer sa solidarité, la bourgeoisie mène une guerre psychologique et idéologique continue. Cette guerre a commencé avant les mobilisations en distillant en amont l’idée que la France doit se moderniser, que le peuple doit (encore) se serrer la ceinture et qu’il y a trop de privilèges dont il faut se débarrasser. Aujourd’hui, les grévistes et les étudiants qui bloquent leurs facs sont montrés comme des « preneurs d’otage » et des « voyous ». Une série de mensonges est diffusée concernant les effets des lois contestées, ce qui aggrave la désinformation et le contrôle idéologique, dans une optique d’affaiblir le mouvement social. « Diviser pour mieux régner », un grand classique pour empêcher la mobilisation.

Il faut rappeler que le renforcement de la propagande médiatique est en lien avec le renforcement autoritaire du gouvernement Macron et de sa politique anti-populaire. Loi sécuritaire et état d’urgence permanent, renforcement de l’appareil policier, militarisation de la jeunesse (Service National Universel), renforcement du nationalisme, volonté de casser le mouvement syndical et promotion d’un syndicalisme intégré (CFDT), remise en cause de l’ensemble des droits obtenus par le mouvement ouvrier, soumission totale aux exigences des monopoles et de l’UE, volonté de liquider tout pouvoir parlementaire et concentration de tous les pouvoirs dans les mains de l’exécutif, mesures anti-migrants, passivité face aux actes des milices fascistes : toutes les caractéristiques d’une politique d’extrême-droite.

Notre avenir est menacé ! Face à ce gouvernement au service de la bourgeoisie, il est urgent que le mouvement des étudiants et des lycéens pose la question de la convergence avec le mouvement des travailleurs. Nos intérêts sont liés à ceux des travailleuses et des travailleurs : même ennemi, même combat ! Nous devons créer les conditions de la convergence et de l’unité avec les travailleuses et travailleurs pour former un front commun.

Il faut aussi poser la question politique suivante : quel type de société voulons-nous ? L’Union de la Jeunesse Communiste (UJC) et le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) proposent ensemble la perspective de renversement du système capitaliste. Car sous ce système, les grands problèmes rencontrés par les jeunes ne peuvent se résoudre sur la longue durée et chaque droit que nous obtenons sera combattu pour être repris par la bourgeoisie. L’UJC et le PCRF proposent de se battre pour ériger une société socialiste qui répondra aux besoins des travailleurs et des étudiants. C’est par ces biais que nous vaincrons, sauvegarderons nos conquêtes sociales et préparerons la contre-offensive !

Jim

 

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