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49-3 : la dictature de classe à l’œuvre

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C’était prévisible. Un gouvernement faible, dont le seul pouvoir réside sur l’absence d’opposition politique importante, devait utiliser cette arme que permet la Constitution de la Ve République. Ce passage en force opportuniste et autoritaire s’ancre dans un contexte de peur du virus Covid-19 (peur provoquée et alimentée par les médias bourgeois depuis plusieurs semaines désormais) et de blocage social depuis décembre 2019.

Cet épisode nous révèle tout le caractère autoritaire, réactionnaire, anti-démocratique et méprisant du gouvernement Macron. Sa politique est au services des monopoles français et de l’oligarchie financière, ceci dans le même temps où on caractérise la France comme étant une « démocratie ». De quelle « démocratie » parle-t-on quand on regarde la manière dont est dirigé le pays ? Si on suivait les principes « démocratiques », un référendum aurait été organisé pour savoir si le peuple-travailleur français et sa jeunesse voulaient de cette loi pourrie. Et le gouvernement aurait compris à travers un NON massif. Tout ceci nous montre bien que nous ne sommes pas dans une démocratie. Ce que les bourgeois nomment « démocratie » n’est autre qu’un système qui est démocratique pour leurs intérêts, mais dictatorial le peuple-travailleur et sa jeunesse. C’est la dictature de la classe bourgeoise qui s’exerce à travers le 49-3, ainsi que dans les coups de matraque en manifestations, les coups de pression sur les militants syndicaux, les gardes à vue, la surveillance, la destruction des droits sociaux et des conquêtes sociales, l’exploitation capitaliste, le chômage, la précarité, etc. Et leurs élections ne changent rien au problème, sinon de voter pour des gestionnaires de la politique des bourgeois et des monopoles.

Il n’est pas question de lâcher du leste. Au contraire, cela nous promet un printemps de luttes sociales dont l’ampleur sera déterminée par notre mobilisation. On le rappelle, cette loi sur la réforme des retraites est une attaque contre notre droit de nous reposer dignement après une vie de travail ; c’est aussi une loi qui vise à en finir avec nos conquêtes sociales du XXe siècle.

Face à un gouvernement autoritaire au service des monopoles, la réponse doit être organisée et de taille : il nous faut reconstruire un syndicalisme de lutte de classes et des organisations de jeunesse combatives pour amplifier le mouvement. Mais surtout, seule la lutte organisée contre le capitalisme-impérialisme pourra nous mener à une victoire en faisant reculer le gouvernement et en posant la question d’une autre société à construire. Car on voit à travers la réforme des retraites – mais aussi l’enjeu environnemental, le risque de guerre généralisée, le chômage massif et endémique, une exploitation de plus en plus aiguë, une concentration incroyable des richesses aux mains d’une poignée – que le capitalisme ne répond plus à nos besoins, il faut donc s’en débarrasser.

L’Union de la Jeunesse Communiste (UJC) propose de poursuivre le combat sur une base de lutte de classes et l’UJC met en avant une telle nécessité révolutionnaire de changement de société.

Étudiantes et étudiants, lycéennes et lycéens, jeunes travailleuses et travailleurs : classe contre classe, rejoins le combat !

Rejoins l’UJC : ensemble vers la victoire et vers la révolution !