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Nous sommes résolument solidaires et engagés aux côtés de la révolution cubaine…

… et pour cause, l’île a montré récemment ses prouesses en matière de santé et de solidarité internationale. Ceci sans autre intérêt que de soigner sa population, de sauver des vies et de combattre le virus. Cuba résiste très bien à la pandémie de Covid-19 avec à peine une centaine de décès recensés et une possible réouverture au tourisme international d’ici fin août. Ceci est le fruit d’un système de santé solide, lui-même construit grâce au système socialiste.

On entend déjà reprocher à Cuba le fait d’avoir proposé de l’aide internationale dans l’intérêt diplomatique d’obtenir un soutien contre le blocus américain. Soit. Mais ne serait-ce pas ici oublier que ce même blocus est illégitime, impopulaire et criminel ? De la même manière que l’impérialisme américain se manifeste dans son arrière-cour qu’est l’Amérique latine depuis le XIXe siècle et que le blocus contre Cuba est une violation du droit d’un peuple à disposer de lui-même et de décider de son propre sort, de son propre développement national. En fait, si les Cubains envoient leurs médecins tout au long de l’année (et pas seulement durant les épidémies et les crises sanitaires) dans le monde, c’est qu’ils croient profondément en la solidarité internationale, que cette dernière n’est pas motivée par un business ou par une recherche d’heure de gloire. Et sur le plan diplomatique, c’est une occasion d’insister auprès des gouvernements (particulièrement italien et français) sur le fait que Cuba ne recherche pas un soutien en paroles, en promesses non tenues, mais en acte, en pression sur les États-Unis et Israël qui sont les seuls pays à s’opposer à la levée du blocus. Notons par ailleurs que les États-Unis n’ont pas hésité à renforcer leur blocus sous la crise sanitaire, bloquant et perturbant l’achat par Cuba de réactifs pour les tests et de masques.

Depuis plus de 60 ans le peuple cubain est étouffé par ce blocus qui a pour but de renverser le gouvernement ainsi que – et surtout – le système socialiste qui a tant prouvé en terme de conquêtes sociales : alphabétisation de masse et de haute qualité, système de santé de haute qualité, agriculture « biologique », droits des femmes, logements à prix modiques, aides internationales, et tant d’autres. En 1960, le gouvernement révolutionnaire de Fidel Castro lance la nationalisation des entreprises, notamment du pétrole et des transports, ainsi que des banques, à 99% américaines. On comprend ici que la volonté américaine de briser le socialisme est motivée par celle de retrouver des parts de marchés perdues et des ressources locales à exploiter.

Notre engagement s’inspire des conquêtes sociales cubaines réalisées par le socialisme. À Cuba, la jeunesse n’a pas à payer pour sa santé ou son éducation et elle n’a pas à s’inquiéter sur son avenir puisque l’État donne du travail à toutes et à tous en sortie d’études. À Cuba, il y a ce réel soucis et engagement pour l’environnement et le changement climatique : ce n’est pas un effet de communication à l’instar de la « Convention Citoyenne sur le climat en France ». On nous dit qu’il n’y a pas d’alternatives au capitalisme. On va nous le répéter à la rentrée avec toutes les luttes sociales qui accusent quotidiennement le capitalisme. Cuba nous montre concrètement que l’on peut relever les défis d’avenir avec un autre système économique et social fondé sur les besoins de la population, tout en aidant les peuples en difficulté dans le monde. Quelle leçon d’humanité voir un pays sous blocus et « en développement » envoyer son aide à des pays comme la France, pourtant parmi les pays les plus « développés » !

Jim