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La gestion du Covid-19 a sacrifié la jeunesse en France

Plus qu’être atteints par la maladie, les jeunes sont victimes de la gestion gouvernementale de la pandémie de Covid-19. Les étudiants de l’enseignement supérieur souffrent des effets pervers de cette gestion. En suivant leurs cours à distance depuis la fermeture des établissements, les étudiants souffrent encore aujourd’hui du manque d’encadrement favorisant le risque de décrochage. Cela va avec une impréparation aux partiels due aux effets du confinement : perte d’habitude au présentiel et effets psychologiques en découlant. Malgré l’aide promise par le gouvernement, les étudiants sont aussi très inquiets à cause de l’isolement social avec l’éloignement de leurs familles pour beaucoup d’entre eux et de leurs cercles de sociabilité. Aussi, c’est la perte de leurs petits boulots qui étaient nécessaires pour qu’un grand nombre puisse vivre, tandis que d’autres ont vu l’interruption de leur stage (seul moyen d’accès à la professionnalisation aujourd’hui). Si l’avenir d’un pays réside dans sa jeunesse, celle de France est sacrifiée sur l’autel d’une gestion épidémique calamiteuse.

Cette gestion calamiteuse et irresponsable de la pandémie de Covid-19 en France est une conséquence du caractère sclérosé et destructeur du capitalisme, mode de production fondée sur la propriété privée des moyens de production et d’échange et sur un accroissement infini des profits de quelques-uns dans un environnement toujours plus concurrentiel. La casse du service public hospitalier par l’introduction de la « T2A » et le mode de gestion actuel des personnels soignants et du matériel médical est responsable de la catastrophe sanitaire en France et issue de la nécessité d’accroissement des profits pour les monopoles. La casse va s’accentuer avec l’adoption de la loi du 14 décembre 2020 sur le financement de la sécurité sociale pour 2021 qui prévoit 900 millions deuros d’économies dans les hôpitaux. Cela va engendrer une coupe de 4 milliards au total pour la sécurité sociale en 2021 ainsi que le payement d’un prix forfaitaire pour tout passage aux urgences.

Plus que jamais, une forte et solide mobilisation des jeunes travailleurs et des étudiants est nécessaire pour abattre le vrai virus : le capitalisme.

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