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Et tout pour les profits des monopoles pharmaceutiques

Malgré la pandémie de Covid-19 et les mesures sanitaires restrictives, les monopoles pharmaceutiques capitalistes continuent d’engranger des profits au détriment du peuple-travailleur et de sa jeunesse. Dès le 1er février, la CGT de Sanofi a appelé à une grève reconductible contre la casse des emplois et le nouveau plan d’économie dévoilé en juin tout en demandant une amélioration des conditions de travail. Avec un objectif de 2 milliards d’euros d’économies d’ici 2022, ce plan prévoit de supprimer 1700 emplois en Europe dont un millier en France et 400 dans la Recherche & Développement. Sanofi, avec 36 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel en 2019, prévoit de verser un dividende supérieur à celui de l’année précédente aux actionnaires, d’un total de 4 milliards d’euros.

Également contre la pénurie de médicaments et pour en relocaliser la production en France, Sanofi projette de créer une entité européenne pour la production de principes actifs et dont il détiendra 30%. Baptisé « Pluton », ce projet menace déjà des sites français selon un autre baptisé « Alastor » qui « visera le carve-out des sites de chimie français hors IPO à l’horizon 2023 ou […] leur fermeture pour l’horizon 2024 » selon un « mémo confidentiel social. » Les 200 millions d’euros pour relocaliser la production de médicaments en France, c’est encore de l’argent public distribué aux actionnaires. Le « monde d’après » rime encore plus avec « casse sociale et industrielle » et « parasitisme social. »

Ici se trouve une des raisons expliquant l’incapacité du capitalisme-impérialisme à solutionner la pandémie de Covid-19. Fondé sur la propriété privée des moyens de production et d’échange et sur l’accroissement sans limite des profits dans un environnement concurrentiel, la production ne peut pas être planifiée pour satisfaire aux besoins des populations mais uniquement les intérêts des exploiteurs. Les jeunes en subissent le prix fort par la difficulté toujours plus croissante de suivre les cours à distance et de trouver des petits boulots pour le paiement du loyer et des factures durant les études ainsi que par l’arrêt brutale de leur vie sociale. Plus que jamais, les jeunes doivent se mobiliser pour revendiquer une industrie médicale et pharmaceutique socialisée et sous contrôle démocratique des travailleurs et des travailleuses.

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