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Leclerc ou l’arnaque de la philanthropie bourgeoise

L’enseigne de grande distribution Leclerc à lancé le 08 mars dernier une grande campagne d’aide alimentaire appelée « la semaine de repas équilibré : 21 repas pour 21 euros ». Son objectif est d’aider les foyers touchés de plein fouet par la crise économique à manger des repas sains pendant une semaine pour 1€ le repas. Ces repas se présentent sous la forme de quatre paniers repas, dont un végétarien, constitués de produit Marque repère et éco+, les gammes discount de Leclerc. Jusqu’ici cette campagne est un geste qui devrait forcer les félicitations, à l’instar de la campagne d’aide aux étudiants d’Inter-marché il y a quelques mois. Formidable philanthropie de la bourgeoisie monopoliste !

Toutefois il nous suffit de faire des recherches de dix minutes pour constater les coulisses qui permettent une aussi belle initiative. D’abord les produits de Marque repère et éco+ sont décriés pour leur composition louche. Les viandes y sont en réalité des viandes recomposées à partir des carcasses des abattoirs et tous les produits sont pleins à craquer d’agents additifs et de conservateurs, certains dangereux pour la santé à long terme. Déjà la bonne nutrition des paniers repas mise en avant par la campagne paraît douteuse. Ensuite pour permettre au géant de la grande distribution de pouvoir se permettre ce geste, l’entreprise n’hésite pas à faire des économies sur ses salariés. Là encore il nous suffit de jeter un rapide coup d’œil au site www.avantage-entreprise.com qui recense les avis de salariés sur leurs entreprises. Sans trop de surprise, les conditions de travail chez Leclerc sont des plus déplorables. Les salariés témoignent de congés posés au bon gré de la direction lorsqu’ils sont donnés, d’une absence totale de primes (d’ancienneté et heures supplémentaires), insultes et pression quotidienne des cadres, un jour de repos par semaine, un salarié fait le travail de deux, conditions de travail décrites comme de l’esclavagisme. Enfin, l’entreprise est décriée pour ses relations déséquilibrées et ses pressions répétées envers ses fournisseurs, ce qui à valu à Leclerc deux condamnations en 2013 puis en 2017. Lorsque la bourgeoisie fait acte de philanthropie, ce sont les travailleurs qui paient le revers de la médaille pour permettre aux monopoles de quand même dégager du profit.

Cette philanthropie existe depuis le début du capitalisme et continuera toute son existence sur ce principe d’exploitation des travailleurs pour toujours dégager du profit, exigence centrale du capitalisme. En effet, ce genre de campagnes des monopoles ne sont que des coups de communication pour exposer un faux amour de l’humanité et une hypocrite préoccupation pour les travailleurs les plus précaires. Plus largement, il s’agit d’une tentative des bourgeois d’accréditer l’idée d’un « capitalisme à visage humain », d’embellir un système criminel qui détruit nos vies.

Ne nous faisons pas avoir par cette arnaque, seule une gestion scientifique de l’économie par la planification de la production selon les besoins de la population permettra à toutes et à tous de manger sainement tous les jours. Seule la construction du socialisme peut répondre à cette exigence. C’est pourquoi notre parti, le PCRF (Parti Communiste Révolutionnaire de France), lance sa campagne « Accusons le capitalisme », à laquelle la lutte contre la vie chère est une composante majeure : https://www.pcrf-ic.fr/Pourquoi-des-campagnes-Accusons-le

Franz