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La guerre impérialiste en Ukraine se prolonge : opposons-la, défaisons-la !

Il y a maintenant plus d’un mois que débuta l’invasion impérialiste de l’Ukraine par la Russie. C’est cachée derrière le masque du droit à l’autodétermination des peuples, avec la reconnaissance de l’indépendance des républiques dites « populaires » de Donetsk et de Lougansk, que la Russie a lancé son invasion. Les morts et les blessés parmi la population civile sont nombreux, les destructions sont énormes et des millions de personnes ont déjà fui le pays. C’est dans ce contexte catastrophique que le jusqu’au-boutiste Zelensky a décrété la mobilisation générale et interdit à tous les hommes âgés de 18 à 60 ans de quitter le pays.

Le caractère impérialiste de cette guerre ne fait aucun doute. L’Ukraine est au coeur des convoitises tant du bloc impérialiste occidental que de l’impérialisme russe. Si la Russie défend son pré-carré parmi les plus importants d’un point de vue stratégique et économique, le bloc impérialiste occidental cherche à y mettre la main pour les mêmes raisons. Sa position stratégique, bordant la partie nord des côtes de la Mer noire, ses ressources naturelles, constituée de terres très fertiles et de ressources minières nécessaires aux industries, son potentiel économique et industriel ainsi que le niveau d’instruction de sa population en font une cible idéale pour les impérialismes. Les travailleurs et travailleuses en Ukraine ont donc à combattre tant le bloc impérialiste occidental, soutenant le régime corrompu, réactionnaire et fascisant de Kiev ainsi que des groupes militaires et paramilitaires néo-nazis comme le bataillon Azov, que l’impérialisme russe, accusé à de multiples reprises de s’en prendre aux civils et utilisant tout autant des groupes paramilitaires d’extrême droite comme le groupe Wagner ou encore les « Kadyrovtsy. »

Mais les conséquences destructrices de cette guerre, les travailleurs et travailleuses de France et d’Europe et leur jeunesse en souffrent aussi. Ce conflit a en effet rapidement provoqué une violente flambée des prix des carburants et de nombreuses denrées alimentaires, s’ajoutant aux hausses des prix qui avaient déjà eu lieu et renforçant encore plus les difficultés quotidiennes de centaines de millions de travailleurs et travailleuses en Europe. De la même manière, les travailleurs et travailleuses de Russie payent les conséquences des nombreuses sanctions économiques infligées à leur pays, autant qu’ils subissent la vive répression de leur gouvernement pour s’opposer à une guerre qu’ils n’ont pas demandée et qu’ils ne veulent pas. Aujourd’hui, les conséquences de la guerre pour les peuples d’Europe, d’Ukraine et de Russie continuent toujours à s’accroître et avec elles, nos conditions de vie continueront à se dégrader.

Depuis les années 1990, les idéologues, historiens et intellectuels réactionnaires et pseudo-scientifiques communiquent sur la fin de l’Histoire et le triomphe universel du capitalisme dans le monde, mais la guerre en Ukraine démontre une fois de plus qu’il n’en est rien. En tant que République d’URSS, l’Ukraine avait bénéficié de tous les progrès socio-économiques et humains apportés par le socialisme soviétique. Arrivée aux années 1980 et 1990 et voyant la réémergence du capitalisme chez elle et dans tout l’URSS, l’Ukraine a dû faire face à une montée sans précédent de la précarité, du chômage, de la corruption, de l’obscurantisme, du fascisme, des inégalités socio-économiques et de l’exploitation, puis finalement du retour de la guerre. Finalement, la situation de l’Ukraine depuis des décennies rappelle une fois de plus que le choix qui s’offre à l’humanité, à nous tous, c’est le socialisme et le communisme ou la barbarie.

Face à cette guerre à laquelle nous devons incontestablement nous opposer, il est important pour nous, communistes, antifascistes et travailleurs et travailleuses, de nous mobiliser contre elle avec ferveur, de soutenir les forces communistes, antifascistes et syndicalistes d’Ukraine, de mettre en lumière les mensonges et déformations de la propagande de l’impérialisme russe tout autant que des impérialismes occidentaux, ces derniers n’hésitant pas à aller glorifier le réactionnaire Zelensky ou les bataillons néo-nazis comme Azov et les qualifier de « résistants » ou de « héros de la démocratie ». De même, nous devons autant que possible bloquer les livraisons d’armes et de matériels militaires destinés à alimenter la guerre en Ukraine ; inspirons-nous pour cela des mobilisations des camarades de la PAME avec le KKE à Thessalonique, ou bien des camarades de l’USB avec le Parti Communiste à Pise, bloquant avec courage les convois de livraisons d’armes et de matériels militaires et s’opposant ouvertement à la guerre ainsi qu’à l’Union européenne et à l’OTAN, instruments des impérialismes occidentaux pour combattre, réprimer et exploiter les peuples et travailleurs et travailleuses d’occident et du monde.

L’Histoire démontre que lorsque nous sommes ensemble, solidaires, soudés et organisés dans la lutte, nous, communistes, antifascistes, travailleurs et travailleuses, nous devenons la force la plus puissante et irrésistible qui soit.

C’est solidement fidèle aux principes révolutionnaires de l’internationalisme prolétarien et de la fraternité entre les peuples que l’Union de la Jeunesse Communiste (UJC) et le Parti Communiste Révolutionnaire de France (PCRF) exprime toute sa solidarité avec les travailleurs et travailleuses en Ukraine et leurs familles subissant de plein fouet les opérations militaires de l’armée russe, ainsi qu’avec les militants communistes, syndicalistes et antifascistes victimes de la répression réactionnaire et fasciste du régime de Kiev. Le fascisme et la guerre ne passeront pas. Ensemble, luttons pour que leur destin s’accomplisse enfin : que la guerre et le fascisme se retrouvent dans les poubelles de l’Histoire, disparus à tout jamais par l’édification du socialisme et du communisme, où ils n’auront plus aucun rôle ni aucun avenir.

UJC