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Suite des scandales Buitoni et Kinder : notre santé toujours mise en danger par le capitalisme

En pleins scandales alimentaires Buitoni et Kinder, un décret du gouvernement a été publié début juin transférant la sécurité et les contrôles alimentaires la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes – la DGCCRF, liée au ministère de l’Économie – à la Direction générale de l’alimentation – la DGAL, liée ministère de l’Environnement.

Plus qu’un simple coup de com’, il s’agit en réalité d’une mesure dangereuse et réactionnaire, car suite au manque de personnels et de moyens de la DGAL, dont le ministère de tutelle est réputé être souple envers les industriels de l’agroalimentaire, une partie des contrôles sera déléguée aux bureaux d’études et laboratoires privés, favorisant les conflits d’intérêts et le manque de transparence.

Cette mesure, combattue par les syndicats, est une énième s’inscrivant dans la politique de ces dernières décennies et continuée par Macron, pour l’accroissement des profits et la protection des intérêts privés de la bourgeoisie monopoliste au détriment des travailleurs et travailleuses. Le capitalisme nous nuit jusque dans nos assiettes.

Une politique alternative sérieuse est cependant possible. Le docteur Henry Sigerist, dans un ouvrage à paraître prochainement chez l’UJC, aborde le contrôle sanitaire des aliments produits et distribués en URSS. De leurs productions jusqu’à leurs distributions et en passant par leurs transformations, il montre que les produits agroalimentaires soviétiques étaient rigoureusement contrôlés, avec des normes strictes appliquées. Cette politique alternative trouve sa matrice dans le socialisme-communisme qui, contrairement au capitalisme, repose sur la propriété collective des moyens de production et d’échange entre les mains de tous les travailleurs et travailleuses de la société et une planification centralisée et démocratique pour répondre aux besoins de tous. Le capitalisme montre une fois de plus qu’il a fait son temps et qu’il doit disparaître pour notre santé et notre survie.

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