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Grèves, occupations, manifestations : nos armes dans la guerre des classes !

Dans un contexte de victoire relative du camp contre-révolutionnaire dans le monde, un découragement dans le camp des travailleurs se fait comprendre. En effet, dans les syndicats et même en général, bien souvent l’idée que la lutte de classes est finie, que notre camp s’est fait battre définitivement, est hégémonique. En fin de compte, le fait que capitalisme restera pour toujours l’organisation de notre société est déclaré, avec beaucoup d’amertume certes.

Mais rappelons-nous que la société est toujours mouvante, chaque minute de nos vies voit la société et l’idéologie dominante changer, prendre d’autres formes, se révéler sous d’autres manifestations. Le capitalisme n’est pas définitif, tout comme le féodalisme ne l’était pas. Le pouvoir des capitalistes est historique et non naturel. Nous pouvons leur prendre ce sur quoi ils bâtissent leur exploitation sur nous : les moyens de production, d’échange et de transport.

Mais comment ? En bloquant la production. En effet ce ne sont pas les capitalistes propriétaires de banques, d’usines et autres qui font la production : ce sont les travailleuses et les travailleurs. Ils ont les machines, nous avons la force de les faire fonctionner. Nous pouvons construire un rapport de force et gagner notre lutte par la grève et l’occupation de lieux de production. Ces formes de luttes permettent de bloquer la production, de retirer à la classe capitaliste sa source de profits. Ces pratiques ne sont pas passées, elles sont toujours d’actualité car les fondements de la société capitaliste sont toujours les mêmes, et car elles continuent à faire leurs preuves.

En démontrent les salariés du nettoyage de l’hôtel Ibis de Batignolles qui ont gagné leur bataille contre le patronat après 22 mois de lutte acharnée dont une grève de 8 mois, ou encore les égoutiers et balayeurs de Paris qui se lancent dans un grand mouvement de grève pour l’abandon d’une réforme de leurs conditions de travail, l’occupation de l’hôtel de ville de Paris forçant la mairie à accepter une première discution.

La classe capitaliste ne veut rien faire pour nous. Organisons-nous dans les syndicats et le parti pour imposer l’intérêt des travailleurs et travailleuses et de leurs alliés dans la société !

Franz