Communiqué du secrétariat de l’Union de la Jeunesse Communiste
La politique du gouvernement Macron reste dans la droite ligne de la politique des monopoles français, comme nous le documentons depuis des années. Les avancées, nationales comme internationales, des monopoles français nécessitent la destruction des compromis acquis dans la Résistance antifasciste, comme l’éducation publique, la sécurité sociale, le système de santé ou les retraites. La présidence Macron exprime et exprimera jusqu’à sa dernière heure cette stratégie, tout comme les futurs gouvernements bourgeois issus des élections de 2027. Pour maintenir le cap des monopoles, la direction de l’appareil de dictature de la bourgeoisie adopte une répression féroce et inédite contre la classe ouvrière et les secteurs populaires, particulièrement contre sa jeunesse qui se soulève avec détermination et rage.
La rentrée scolaire n’a réduit en rien la mobilisation de la jeunesse populaire partout en France. Les vacances scolaires ont été un temps de continuation et de renforcement de la lutte en cours, initiée par la jeunesse populaire et amplifiée par toute la classe ouvrière et les secteurs populaires dans une lutte contre la vie chère. La conjonction du facteur objectif de la crise du système impérialiste, couplée subjectivement à une organisation tendanciellement extra-parlementaire des luttes de classes, porte à la continuation des luttes dans l’inventivité des masses populaires. Les directions des centrales syndicales, qui tendent à un syndicalisme d’accompagnement d’aristocrates ouvriers (quand ils sont ouvriers) se sont vues débordées par les luttes populaires et, pour certaines, par une partie de leur base.
Il nous faut envisager le développement et la consolidation de nos organes contre les méfaits offensives du capital. Ces organes sont d’abord ceux syndicaux : étudiants, professionnels, de secteurs, locaux, etc. La classe ouvrière et les masses populaires doivent se ressaisir de ces appareils historiques des masses populaires pour leurs luttes, en reconstruisant un syndicalisme de classe et de masse par la démocratie directe dans les entreprises et lieux d’étude afin de construire les organes de classe en capacité de rivaliser avec l’appareil de domination du capital en France. Sans cette capacité collective à l’organisation sur le temps, de classe et de masse, le rapport de force contre la bourgeoisie risque de s’essouffler à notre désavantage au rythme de la répression scandaleuse. Contre les trahisons des directions syndicales d’accompagnement de la politique des monopoles, opposons le syndicalisme de classe et de masse de défense populaire, capable de soutenir les luttes extra-parlementaires dans toutes leurs formes, dans l’immédiat comme dans le temps long !
La jeunesse populaire trouve sa force dans la rue, ses syndicats et son parti d’avant-garde, pas en négociant avec ceux qui veulent la faire taire !

