Communiqué du secrétariat de l’UJC :
Depuis trois semaines, la classe ouvrière et les secteurs populaires embrasent la France de leur rage. Après un été et des années de souffrance et de restrictions pour les profits de quelques-uns, il en est trop ! Les 7 300 morts de la canicule de cet été, les logements indécents et insalubres, les conditions d’apprentissage de la jeunesse populaire, comme les conditions de travail dans les entreprises, ont une source : le capitalisme.
Les monopoles de l’impérialisme français ont versé 61 milliards d’euros à leurs propriétaires-actionnaires, c’est bien la classe ouvrière qui en paye le prix. La classe exploiteuse bourgeoise, avec son État de dictature de classe (et sa forme actuelle, la Ve République), fait porter la responsabilité de leurs choix anti-populaire sur le compte des difficultés internationale. Il n’en est rien. Les capitalistes de France gagnent des positions dans l’impérialisme mondial et ses contradictions économiques et politiques. À l’image de CMA-CGM (armateur) qui investit dans un nouveau terminal en Arabie Saoudite pour contrer la fermeture du détroit d’Ormuz. Renault (qu’on ne présente plus, champion du capitalisme français) investit 310 millions d’euros dans une usine au Brésil : les bienfaiteurs bourgeois choisissent de « créer » des emplois uniquement où ceux-ci leur sont profitables. Les capitalistes français font le choix d’appauvrir les masses populaires en France et d’exploitée les classes ouvrières d’autres pays pour leurs profits uniques.
Après ces trois semaines de mobilisations et de luttes spontanées, extra-parlementaires, la classe ouvrière et les secteurs populaires ont démontré leurs ras-le-bol des gouvernements successifs de Macron (l’un des champions de la dictature des monopoles). Nous refusons le choix de l’économie de guerre et sa politique d’austérité décidé par la bourgeoisie française aux détriments des besoins populaires. La journée du 17 octobre à vue se développer le mouvement lycéen vers un mouvement alliant les travailleuses et travailleurs, paysans, ou encore anciens gilets jaunes, avec pour mot d’ordre la lutte contre la vie chère. En effet, le mouvement lycéen et étudiants s’est aujourd’hui développer en un mouvement accusant les budgets autoritaires contre l’éducation publique. Un mouvement qui, s’il réclame toujours une éducation décente, à amplifié sa revendication vers la détérioration du coût de la vie et de nos besoins essentiels : santé, éducation, ou encore alimentaire.
Il nous faut poursuivre cette colère populaire contre la source de ces politiques : le capitalisme-impérialisme. Il nous faut amplifier cette lutte par la construction du pouvoir politique prolétariens fort et permanent en reconstruisant un syndicalisme de classe et de masse et un Parti communiste Révolutionnaire de France. Seuls ces centrales de classes et de masses peuvent maintenir un rapport de force dans toutes les formes de luttes spontanée des masses populaires face à la bourgeoisie. Notre jeunesse avancera dans cette nouvelle séquence des luttes de classes à l’aide de sa campagne contre la vie chère, animée par notre Parti. Une campagne appelant entre autres :
– à organiser le lancement de coopératives d’achat de quartier, de mise en commun des outils et matériels
– à lutter contre les dépenses des interventions militaires de la France, de son budget militaire
– à lutter contre le parasitisme de l’appareil d’Etat, des réceptions à l’Élysée, des institutions bourgeoises jusqu’à l’Etat (département, région, agences, conseillers, cabinets ministériels, Parlement…)
Autour de ces axes transitoires, organisons un rapport de force capable d’arracher des victoires, le 24 octobre, et au-delà !
Accusons le capitalisme : source de tous nos maux !
Jeunesse populaire organise ta colère !
La classe ouvrière doit croire en son propre pouvoir !

