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Les crypto-monnaies : une analyse communiste

Cela fait depuis janvier 2009 que le Bitcoin, la crypto-monnaie la plus emblématique, a été créé. Depuis nous entendons régulièrement parler d’une autre monnaie informatique plus nouvelle, prenant l’aspect d’un eldorado doré. En 2020, c’est le Bitcoin qui est la crypto-monnaie la plus utilisée devant l’Ethereum et le Ripple. Mais quelles sont les différences entre ces monnaie et les « monnaies fiduciaires », c’est-à-dire les monnaies comme l’euro ou le dollar ? Quelle utilisation en fait-on ? Quelles perspectives nous offrent ces monnaies ?

La différence entre les crypto-monnaies et les monnaies fiduciaires, que nous connaissons et que nous utilisons au quotidien, est la centralisation de celles-ci auprès d’une autorité publique. En effet, l’euro par exemple, est soumise à la Banque centrale européenne qui mesure et contrôle son flux, sa masse monétaire et les dettes exprimées dans cette monnaie. Les crypto-monnaies, par exemple le Bitcoin, ne sont pas soumisse à une banque centrale. La valeur du Bitcoin est définie par la masse d’échange exprimée par cette monnaie. Ainsi sa valeur est extrêmement fluctuante et sujette à l’inflation (augmentation générale et durable du prix des biens et services échangés avec cette monnaie) et la déflation (baisse générale et durable du prix des biens et services échangés avec cette monnaie). Aucune régularisation scientifique n’est possible pour ces monnaies, c’est le paradis de la spéculation.

L’utilisation des crypto-monnaie devient de plus en plus quotidienne dans le sens où de plus en plus de commerces et industries acceptent des crypto-monnaies pour être payés. Mais ce n’est pas le cas de la majorité de ces établissements et son utilisation peut être vite remise en question en fonction de la possibilité de profits qu’elle représente, comme nous l’a démontré Tesla qui s’est rétracté au printemps 2020 sur ce point, provoquant une chute de la valeur du Bitcoin par ailleurs. Ensuite son utilisation est majoritairement visée vers l’accumulation d’un capital, d’une masse de richesses sans passer par la case travail pour la production de cette même richesse.

Certains nous dirons que les crypto-monnaies vont révolutionner le monde et nos échanges, permettant alors plus de liberté grâce à la dé-régularisation de sa valeur. Ou encore que celles-ci sont hors du cadre capitaliste traditionnel, et qu’ainsi grâce à ces monnaies nous pourrons nous débarrasser de tous les « mauvais » aspects du capitalisme. Nous répondons à ceci : non et non. Les crypto-monnaies font partie intégrante du capitalisme et de l’impérialisme. Nous n’avons qu’à voir où ces monnaies sont les plus fortes : aux États-Unis, en Chine, au Japon, au Royaume-Uni, en Russie, en Allemagne et en France par ordre décroissant. Enfin il ne nous importe peu d’accommoder le capitalisme, de le rendre plus vivable, de proclamer l’humain d’abord : ce qu’il nous faut, c’est liquider totalement le capitalisme, saper à la base toutes ses formes d’exploitation.

Les crypto-monnaies sont un doux rêve capitaliste qui nous permettrait de toucher un peu plus de miettes. Mais si nous luttons pour le gâteau entier plutôt que de se contenter des miettes, nous l’aurons ! Organisons-nous et luttons pour la fin du capitalisme et pour la construction du socialisme-communisme.

Franz