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Attaque contre l’ambassade de Cuba, le fascisme et l’impérialisme ne passeront pas

Dans la nuit du 26 au 27 juillet, l’ambassade de Cuba en France a été lâchement attaquée. Cela se serait produit à 23h45 (heure française) avec trois cocktails Molotov et un départ de feu qui a été éteint par les pompiers. Si l’incident n’a pas encore été revendiqué, il est néanmoins clair que cet acte de violence fasciste et réactionnaire s’est produit dans le contexte d’une nouvelle agression de l’impérialisme américain contre le régime socialiste de la perle des Caraïbes. Suite au renforcement du blocus meurtrier sous le mandat de Donald Trump, le pays connaît de plus en plus de difficultés pour s’approvisionner en médicaments, en matériel médical et en biens de première nécessité et les cas de Covid explosent avec des hôpitaux qui sont saturés. C’est dans ces conditions désastreuses que des manifestations réactionnaires ont eu lieu le 11 juillet avec des mots d’ordre comme « nous avons faim » et « à bas la dictature. » Outre la vingtaine de pays qui se sont joints au secrétaire d’État américain Antony Blinken pour appeler le gouvernement cubain à « respecter les droits et libertés légalement garantis du peuple cubain » et à « libérer les détenus » interpellés le 11 juillet, une monstrueuse campagne de désinformation a lieu sur les médias mainstream peignant Cuba comme un pays fermé, dictatorial, pauvre, arriéré et instable. Bruno Rodriguez, ministre cubain des affaires étrangères, tient « le gouvernement américain pour responsable de ces campagnes incessantes contre notre pays qui encouragent ces comportements et des appels à la violence, en toute impunité, depuis son territoire » a-t-il posté sur Twitter. L’affaire est donc encore à suivre.

La réalité du régime socialiste à Cuba est tout autre. À Cuba, chaque élu rend périodiquement des comptes sur son travail auprès des citoyens et ces derniers peuvent à tout moment le révoquer. C’est le principe de mandat impératif, qui se retrouve au niveau des institutions locales et nationales avec l’Assemblée nationale du pouvoir populaire. Cette dernière détient les pouvoirs législatif et constituant, le conseil d’État et le conseil des ministres lui rendent des comptes. Outre les libertés fondamentales, les citoyens cubains disposent du droit au libre-développement de leurs personnalités (article 44), à l’accès aux sports (article 85), à la promotion de la culture et de l’art (article 90) ainsi qu’à la pleine égalité homme-femme (article 45). Également, Cuba est en pointe dans le domaine médical et est un poids lourd de la pharmacie et des biotechnologies. Malgré le blocus, son système de santé reste l’un des plus performants au monde avec 11% du PIB qui y est consacré ainsi qu’une moyenne de 8,42 médecins pour 1 000 habitants, et les soins médicaux ainsi que la formation médicale sont gratuits et d’excellente qualité pour tous. Cuba pratique la solidarité internationaliste en matière médicale en envoyant du personnel médical à l’étranger, avec 50 000 médecins cubains présents dans 62 pays en 2016, ainsi qu’en accueillant des patients et étudiants étrangers. C’est une belle réalisation.

Tout en exprimant sa solidarité inconditionnelle et fraternelle envers Cuba, son peuple, son gouvernement, le Parti Communiste de Cuba (PCC) et l’Union des jeunes communistes, l’Union de la Jeunesse Communiste (UJC) condamne fermement l’attaque fasciste dont l’ambassade cubaine a été la cible. Les grandes conquêtes de la révolution de 1959, la lutte exemplaire du peuple cubain pour la construction et la consolidation du socialisme-communisme, son internationalisme à toute épreuve et son expertise toujours plus grande en matière sanitaire, médicale, biologique et biotechnologique (ayant abouti au développement de 5 vaccins contre la Covid-19) continuent d’inspirer le combat de milliers de travailleurs et de jeunes dans le monde qui, subissant toujours plus la précarité, l’exclusion sociale et l’exploitation du système capitaliste, y voient l’espoir d’une société débarrassé de l’exploitation de l’homme par l’homme. À bas le capitalisme, à bas l’impérialisme et à bas le fascisme, vive Cuba et son régime socialiste.

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