SOUTENONS ET AMPLIFIONS LA LUTTE DU CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE DE LYON ! SOUTENONS NOS CAMARADES ! — COMMUNIQUÉ DE L’UJC LYON ET DE LA COMMISSION COMMUNICATION DE L’UJC

Caisse de grève : gofund.me/cf79342b
Pétition : chng.it/DQk4XXFTyB

Depuis quelques mois, le centre communal d’action sociale de Lyon (CCAS) pousse les travailleuses et travailleurs du site à dénoncer des jeunes qui seraient déboutés afin de mettre fin à leur prise en charge, et ce sans solution de réhébergement, menant à une remise à la rue de mineurs.

Bientôt, l’un des deux sites d’hébergement va fermer ses portes, remettant dès septembre au moins 13 jeunes à la rue, dont certains scolarisés.

Cette situation est totalement paradoxale avec le but même du service : l’accompagnement et la prise en charge des jeunes.

Le CCAS demande de briser un secret professionnel qui est pourtant inscrit dans la loi, et plus généralement, briser le lien de confiance construit avec les jeunes pour user de celui-ci contre leur intérêt.

L’Union de la Jeunesse Communiste appelle à soutenir et amplifier la lutte du CCAS de Lyon par la pétition mise en place par les travailleuses et travailleurs du centre et nos camarades, ainsi que leur caisse de grève. Cette cagnotte permettra de réaliser des évènements et des actions de solidarité pour les jeunes concernés ainsi qu’aider les grévistes à poursuivre la lutte.

Cette situation résulte d’une absence de volonté politique municipale de trouver des solutions viables pour ces jeunes : pourtant le maire actuel de Lyon, Grégory Doucet, s’était fait élire sur sa campagne “0 enfant à la rue”.

La question ici n’est pas de savoir s’il s’agissait de manœuvre politique hypocrite ou de sincère conviction morale mais de voir les résultats des promesses que nous tient la social-démocratie : celles de résoudre des problématiques sociales sous le capitalisme sans rapport de force.

Nous voyons que dans les faits, la mairie ne met pas les moyens nécessaires et tente en toute discrétion de remettre des jeunes à la rue, faisant preuve du même dédain pour la survie des jeunes sans logement qu’elle prétend dénoncer chez ses opposants politiques.

C’est le rapport de force entre la mairie et le mouvement social (travailleurs et travailleuses en lutte du CCAS, les jeunes concernés, organisations de lutte pour le droit au logement et des mineurs non-accompagnés) qui déterminera la vie de ces jeunes.

Cette situation est en effet un des nombreux reflets de la politique nationale de répression des personnes sans-papiers ou demandeuses d’asile, de la nature de classe de l’État bourgeois à tous les niveaux usant de ses capacités de répression pour défendre les intérêts de la classe dominante.

À l’heure des projets d’économie de guerre et du récent plan Bayrou attaquant les besoins populaires pour les meilleurs profits de nos monopoles, il faut renforcer et amplifier les luttes à la base, les concentrer contre la bourgeoisie française et son État. La lutte du CCAS de Lyon et de nos camarades est exemplaire de la capacité des travailleuses et travailleurs à refuser les offensives sociales aidés de la machine d’État, à se mobiliser pour les besoins populaires, et non pour la guerre et la précarisation qu’elle engendre.

La signature de la pétition ainsi que la caisse de grève sont un moyen concret d’amplifier et renforcer l’organisation de la lutte, vers la victoire de leurs revendications :

  • L’accueil inconditionnel des jeunes accueillis jusqu’à trouver une solution durable d’hébergement et qu’aucune remise à la rue ne soit réalisée.
  • La réquisition des logements et bâtiments vides.
  • Le refus que les sanctions disciplinaires pour des infractions ne mettant personne en danger aient pour conséquences une remise à la rue, sans aucune pédagogie ni respect de la dignité des jeunes.
  • Des conditions de vie dignes pour les jeunes et des conditions de travail dignes pour les travailleurs et travailleuses : mise en place de solutions pour lutter contre la canicule (climatisation, disponibilité de fontaines à eau, etc.), de meilleures conditions d’hébergement et d’alimentation (prise en charge de tous les repas de la journée et prise en charge de l’abonnement aux transports publics de Lyon), l’ajout d’un budget pour l’animation et le loisir ainsi que l’embauche de nouveaux intendants, de travailleurs sociaux ainsi que d’un veilleur de nuit pour une prise en charge complète.

Leurs profits ou nos vies !

Organisons notre colère, amplifions nos luttes !