
Ce samedi 22 mars 2025 sera la Journée internationale contre le racisme. Le Parti Communiste Révolutionnaire de France et l’Union de la Jeunesse Communiste appellent à se retrouver massivement dans la lutte. Loin d’être une lutte isolée, la lutte contre le racisme est une lutte contre l’impérialisme mondial.
Les travailleuses et travailleurs immigrés et issus de l’immigration sont nos frères et sœurs de classe qui subissent de façon amplifiée le joug du capital français. Loin d’être des personnes qui « volent le travail » ou « provoquent l’insécurité dans nos rue », les travailleuses et travailleurs immigrés et issus de l’immigration subissent de plein fouet la privation de travail et subissent l’insécurité des violences policières, du patronat et des organisations fascisantes.
Comment ne pas citer l’expulsion violente de centaines d’adolescents sans papiers de la Gaîté lyrique ce dimanche ou encore la volonté de la préfète du Rhône d’expulser plus de 300 femmes et enfants des foyers associatifs, dont la majorité issues de l’immigration, pour les remettre à la rue.
Que ce soit dans les cadres d’occupations ou de foyers, rappelons que l’État français les cautionne par le rapport de force et seulement dans des conditions temporaires et continuellement précaires afin de pouvoir à tout moment reprendre violemment la dignité qu’elle refuse, au fond, de laisser.
Le racisme n’est pas une simple idée que les gens auraient dans leurs têtes. Il s’agit d’une mécanique essentielle du capitalisme, depuis ses débuts, pour l’accumulation du capital et la maximisation des profits de la bourgeoisie.
La division raciale artificielle du prolétariat international est fort utile pour toutes les bourgeoisies monopolistes de l’impérialisme mondial.
D’abord, les pays qui accueillent l’immigration, comme la France, maintiennent nos frères et sœurs de classe dans des conditions où ceux-ci ont des droits démocratiques minimum (rappelons que les travailleuses et travailleurs sans-papiers travaillent mais n’ont pas le droit de vote !) et où ils sont réduits à vendre leur force de travail à un prix dérisoire.
Nos camarades immigrés subissent de plein fouet la violence de l’État bourgeois, n’ayant pas même accès aux protections démocratiques élémentaires du droit bourgeois et doivent continuellement faire la preuve devant l’État et son appareil de violence (comme la police) de leur « respect de la république », de leur bonne « assimilation » alors même qu’ils peuvent être nés sur le sol français et posséder les mêmes droits démocratiques et politiques que tout travailleur et travailleuse.
Pour les pays d’origine des travailleuses et travailleurs immigrés, il s’agit d’exporter le surplus de force de travail dans des pays davantage industrialisés, ce qui permet d’acheter une forme de paix sociale en envoyant par milliers les prolétaires de leurs nations dans des pays étrangers ; pensons par exemple au quota de 20 000 Algériens par ans envoyé en France par le FLN juste après l’indépendance.
Pour la bourgeoisie française, cette force de travail achetée à un prix dérisoire permet de faire pression vers la baisse du prix de la force de travail de manière générale. Le racisme et l’exploitation accrue sur base de la racialisation d’une fraction du prolétariat profite à toutes les bourgeoisies de l’impérialisme mondial, qu’elles soient au sommet ou à la base de la pyramide impérialiste.
L’arme du prolétariat contre le racisme est l’unité et la solidarité de classe, que ce racisme se présente de sa manière la plus vulgaire et barbare par les théories pseudo-scientifiques définissant une hiérarchie des races, ou qu’il se présentes sous sa face « culturelle » en imposant des hiérarchies entre nationalités.
Les prolétaires du monde entier ont un ennemi : l’impérialisme !
Solidarité et unité du prolétariat contre le capital !
